Débriefing de la table ronde sur l’identité numérique

Une table ronde sur l’identité numérique à été organisée, le vendredi 9 Janvier 2009 de 14 h à 17 h à l’initiative de Éric Delcroix webmaster du blog Blog en Nord et co-directeur du Master IDEMM à l’université Lille 3.

Une cinquantaine de personnes ont fait le déplacement pour assister aux interventions de :

  • Alexandre Villeneuve : consultant en référencement et webmaster du blog Référencement Blog
  • Émilie Ogez : responsable marketing et communication chez Xwiki et webmaster du blog emilieogez
  • Éric Delcroix : webmaster du blog Les z’ed

Malheureusement Damien Bancal ayant eu un empêchement n’a pas été en mesure d’intervenir lors de cette table ronde.

Les intervenants et participants étaient invités à un apéro Blog en Nord au Café citoyen à la suite de la table ronde.

Voici les réactions des étudiants:

La réaction de Bélinda : Tout le monde a une identité numérique.

Qu’est-ce que l’identité numérique? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les intervenants de cette table ronde.

Il en ressort que tout le monde possède une identité numérique, même les personnes qui ne vont que peu sur Internet. En effet, que l’on soit ou non inscrit sur un site de réseau social tel Facebook, on peut retrouver son nom sur la toile par le biais d’un document PDF que l’on a publié, par exemple. Même les personnes d’un certain âge que l’on ne soupçonnerait pas d’avoir une identité numérique en possède une, avec l’essor de sites comme Copains d’Avant, sur lesquelles on nous propose de retrouver nos amis d’enfance.

Pour savoir quelle identité numérique nous avons,  il suffit de taper notre nom sur un moteur de recherche et de voir les résultats, ou encore d’avoir recours à des sites spécialisés, tel 123 People qui permettent de voir sur quels sites notre nom apparaît.

Nous laissons ainsi des informations partout sur Internet, parfois sans en avoir conscience. Il faut donc savoir gérer les informations que nous donnons pour ne pas avoir une mauvaise identité numérique ni une mauvaise réputation. Il faut sélectionner les informations personnelles que l’on souhaite partager ou pas, comme on le fait dans la vie réelle, en somme.

La réaction de Ewa : L’identité numérique une normalité ou nouveau danger?

La table ronde du vendredi concernant l’identité numérique fut assez chaotique d’un point de vue organisationnel. Gérer la salle, trouver le matériel audio, réaliser des « affiches » à la dernière minute était loin d’être évident.
Quoi qu’il en soit, la table ronde en elle même fut assez peu informative. Il ne faut pas oublier que le public présent était constitué par des étudiants (voire des professionnels) dans le domaine de l’information et de la communication sur les nouveaux supports tel le web.
Les intervenants, Alexandre Villeneuve notamment, tenaient à nous montrer les dangers liés à la notion d’identité numérique. Le but principal de cette table ronde était d’informer le public sur la meilleure façon possible de gérer son identité numérique.

Ce qu’il faut en retenir.

La notion se développant sans cesse, il a été difficile d’en donner une définition générale et synthétique. En résumé, à partir du moment où quelqu’un a une activité sur le web, il possède une identité numérique. À ne pas confondre avec le terme « réputation ».

Une identité forte se matérialise majoritairement pour les intervenants par un blog ou la présence massive sur les réseaux sociaux. L’idée étant de se rendre visible tout en faisant à la fois de la gestion et de la veille sur sa propre identité numérique.

Finalement étant donné la permanence des informations sur le net, il est important de faire attention aux éléments que l’on publie: articles, vidéos, photographies … afin de d’exercer un semblant de contrôle sur nos identités virtuelles.

La réaction de Susan : Il faut gérer son identité numérique.

On en parle depuis seulement quelques années de l’identité numérique (digital footprint en anglais). Depuis la démocratisation de l’internet, la plupart des internautes ont une identité numérique importante. Le web garde des informations sur nous : nos inscriptions sur des sites, nos contributions sur des forums et des blogs, nos photos personnelles, etc.

La gestion de l’identité numérique

L’importance de gérer son identité numérique était évoquée lors de cette conférence. Les intervenants ont trouvé qu’il faut assumer les traces que les internautes laissent derrière eux. Des propos ou photos qui pourraient être choquants ou même compromettants pourraient être utilisés dans le futur contre nous par un membre de la famille, un recruteur, un employeur, un époux…

Attention les jeunes !

Les jeunes dans la tranche d’âge 15-20 ans sont les plus en danger, ils sont très actifs sur le net, surtout dans les réseaux sociaux (Facebook, Skyrock etc.) Le risque pour ces jeunes est beaucoup plus grand qu’il y a 10 ou 15 ans, car les bêtises qu’on a pu faire en tant qu’adolescent dans les années 80 n’ont laissé aucune trace, tandis qu’aujourd’hui chaque fois qu’un jeune poste un commentaire ou affiche une photo, il ne peut plus le retirer.

La réaction de Caroline : L’identité numérique, qu’est-ce que c’est ?

On part du principe que tout le monde en a une pour peu qu’on fréquente le web. Tout le monde laisse sa trace sur internet à un moment donné, que ce soit en s’inscrivant sur un réseau social (Facebook, Copains d’Avant) ou en rédigeant un blog. Il s’agit donc de gérer cette marque, cette identité.

Vie privée et vie publique

On distingue au moins deux sphères d’identités numériques : la sphère publique (travail) et la sphère privée. La cohabitation entre ces deux dimensions pose parfois problème. Il faut donc faire le tri entre ce qu’on veut mettre dans la vie privée ou publique. Internet « accélère l’identification des personnes », et les recruteurs utilisent de plus en plus cet outil. La création de blogs ou l’inscription à des réseaux sociaux permet donc de se faire connaître.

Les dangers

La problématique du vol d’identité a elle aussi été abordée. Pour les intervenants, la meilleure façon de ne pas être victime de ce problème est de se construire une identité numérique et d’être présent sur les réseaux sociaux ou dans la blogosphère.

En conclusion….

Cette table ronde a réussi à établir une définition brève mais concise de l’identité numérique. On peut regretter qu’elle n’ait abordé le sujet que dans les grandes lignes. La question de la juridiction concernant le vol d’identité n’a pas été développée, alors qu’il existe une loi à ce sujet. La polémique des dangers que peuvent présenter certains réseaux sociaux (Facebook et l’utilisation des données personnelles à but commercial) n’a pas non plus été traitée.

La réaction de Dinh-Hui : Une identité numérique: pour qui ? pour quoi ?

Lors de cette table ronde, les intervenants ont tenté de donner une définition de « l’identité numérique ». Les différentes définitions apportées étaient assez complémentaires, puisque l’identité numérique est considérée comme une chose que tout le monde possède, une présence plus ou moins importante sur la toile. Elle prend ainsi en compte les traces que nous laissons lors de nos passages sur le web.

Mais à quoi cette identité numérique nous sert-elle ? D’après nos intervenants, elle permet d’accroître considérablement notre visibilité sur internet. Elle est surtout utile et pratique dans un but professionnel, deux aspects étant importants à prendre en compte : l’identité numérique pour une activité professionnelle et l’identité numérique pour la recherche d’emploi.

Un débat a ensuite été lancé sur la meilleure façon d’augmenter sa visibilité ainsi que le meilleur outil à utiliser : la mise en place d’un blog ou d’un site web pour développer son identité numérique ? L’avantage se tournerait vers le blog…mais la tendance actuelle serait la création d’un portfolio retraçant tout notre parcours professionnel, comme un cv papier. En fait, comme cela a été dit tout au long de ce débat, le choix se fait selon les objectifs personnels et professionnels de chacun.

Mais attention…identité numérique ou identité usurpée ? Identité réelle ou double vie ? Soyons tout de même vigilants en faisant une veille constante de notre identité numérique, car nous ne sommes pas à l’abri d’identités usurpées et donc de personnes prétendant être ce qu’elles ne sont pas… Le meilleur moyen pour lutter contre ce genre de problème, est de gérer sa propre identité numérique en la créant ou en la rendant visible sur les réseaux sociaux et les blogs.

En guise de conclusion, cette table ronde qui s’est déroulée comme dans un igloo au pôle nord, a plutôt bien défini ce qu’est l’identité numérique…mais seulement en surface…nous regrettons en effet que le sujet n’ait pas été plus approfondi, c’était un peu trop général. Il aurait été intéressant d’avoir des points de vue un peu plus divergents et un peu moins concentrés sur la blogosphère.

La réaction de Delphine : La table ronde sur l’identité numérique soulève des débats essentiels

L’identité numérique a été définie comme une représentation numérique de soi, dans tous ses aspects (expression, profession, hobbies, connaissance, avatar, …).

La première question que l’on peut alors se poser est de savoir si tout le monde doit se préoccuper de son identité numérique. Le constat établi est que quasiment toute personne possède une identité numérique, qu’il en soit conscient ou non. Selon Emilie Ogez, à partir du moment où un individu a une vie sociale et associative, son nom figure probablement sur au minimum un site Internet. Cette question de l’identité numérique rejoint donc celle de l’identité sociale et chacun doit se sentir concerné.

L’identité numérique soulève deux débats majeurs.

Construction de la réputation numérique

Le premier est de savoir si chaque personne se doit d’avoir une identité numérique. La réponse est ambiguë. L’identité numérique rejoint l’idée du recrutement 2.0 et peut accélérer la visibilité, mais se révèle plus essentielle pour toute personne travaillant dans le Web.

Il s’agit alors de se construire une réputation numérique. La réputation – ou « marque » selon Alexandre Villeneuve – se construit en partie par les actes, mais également par la publicité faite autour de ces actes. Un employeur aura de plus en plus tendance à taper le nom d’un candidat sur un moteur de recherche, général ou de réseau social.

Dans l’ensemble, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de mieux maîtriser sa présence numérique sur Internet.

Il s’agit alors d’affirmer son identité numérique, ce qui peut passer par la création de profils sur différents réseaux pour éviter l’usurpation d’identité et les faux profils. Cette question mériterait d’être approfondie, n’étant pas forcément évidente.

Contrôle de l’identité numérique

Le deuxième débat touche donc à la question du contrôle des informations personnelles, et c’est en cela que l’identité numérique pourrait concerner chacun d’entre nous. Sur Internet figurent à la fois des données que l’on contrôle et certaines qu’on ne contrôle pas.

Un exemple classique est celui de Facebook, où les différentes sphères de connaissances sont mêlées : les données révélées (écrits, photos « taguées » éventuellement sans notre accord) peuvent être consultées par un collègue, un patron, un futur employeur. Il devient primordial de contrôler cette identité numérique.

Un deuxième aspect concerne les différents avatars que l’on peut avoir : vie sociale et privée également mais par le biais de différents profils, ce qui peut être dangereux du fait d’outils comme Spokeo (voir notamment l’article d’Eric Delcroix).

Le troisième aspect concerne l’appartenance de nos propres données qui n’est pas toujours clairement définie, surtout en ce qui concerne les réseaux sociaux. Il est également délicat de déterminer si les données peuvent être effacées ensuite.

Avis de Nicolas : Identité numérique, émergence d’une pratique

J’ai assisté à cette conférence car le sujet m’intéressait. Ayant effectué mes études dans le domaine des TIC et plus particulièrement du web, j’avais déjà de bonnes notions en la matière.

Vingt minutes après le début de la table ronde, je ne savais toujours pas quels points allaient être traités.

Les intervenants étaient tous des bloggeurs et cela s’est ressenti dans l’ensemble de la conférence. La plupart des exemples décrits étaient fortement liés au monde des blogs.

Cette conférence sur l’identité numérique était à mon avis plutôt dédié à un public non avertis (ou newbies). En effet, les divers points présentés étaient plutôt basiques et donc accessibles à tout le monde. Malheureusement, à aucun moment le sujet n’a été approfondi.

L’identité numérique du point de vue juridique aurait pu être davantage développé avec des cas concrets.

J’ai entendu dire qu’une deuxième table ronde traitant de ce sujet se tiendra aux alentours du mois de novembre 2009. J’espère qu’à cette occasion, le sujet sera un peu plus technique !

La réaction de Lhossen : Identité numérique : Big Brother is watching you!!!!!

Cette conférence sur l’identité numérique ne m’a pas paru être très enrichissante pour mes camarades et moi-même; mais elle n’en reste pas moins intéressante car les intervenants ont abordé différentes facettes de l’identité numérique: la réputation (le personal branding), l’usurpation d’identité ou le problème des homonymes (comment prouver son identité? Par le numéro de sécurité sociale?), la gestion de son identité numérique (supprimer des traces gênantes).
J’ai cependant trouvé dommage que le coté juridique, n’ait pas été abordé au vu des textes législatifs récents, et la problématique posé par la difficulté à appliquer des lois Françaises et Européennes sur un réseau mondiale. Une autre facette n’a pas été abordée, juste évoquée, c’est celle de l’exploitation des données personnelles par des sociétés commerciales.

La table ronde a parfois prise l’apparence d’un mini atelier, notamment lorsque Alexandre Villeneuve a prodigué quelques conseils pratiques, dont l’utilisation d’au moins deux mots de passe : un pour tout ce qui est réseaux sociaux et un pour tout ce qui est boîte mail et compte bancaire. J’ajouterai moi d’utiliser une adresse différente pour chaque activité ou une adresse jetable (yopmail) lorsque l’on veut être anonyme.

Justement toute la difficulté est là, comment rester anonyme? Ce fut justement le thème d’un débat en deuxième partie de conférence, mais abordé avec le cas du blogger anonyme, ce qui limite le débat. Ce qu’il faut savoir, c’est que d’un point de vue technique dès qu’on est connecté à Internet, notre adresse IP fournie par notre FAI nous identifie (la loi oblige les FAI à stocker pendant un an toutes nos connexions). Personne n’est donc invisible sur le net, même en passant par un proxy. Pour vous donner un petit exemple des traces que vous laissez sur le net sans vous en rendre compte, allez sur le site de la CNIL ou sur mon-ip.com

Réaction de Fabrice : Soyons vigilants avec notre identité numérique !!
Le traitement du sujet était très orienté blog. En effet, les 3 intervenants sont tous les 3 des bloggeurs invétérés et également des fervents adeptes des réseaux sociaux. En tant qu’étudiant IDEMM, nous avons donc appris au final peu de choses mais cette discussion aurait pu être utile à des néophytes. Le contenu de la rencontre a tourné autour de 3 thèmes principaux :

Confidentialité des données
La question de l’identité numérique va se poser clairement dans le monde professionnel et pour les recrutements en entreprise. En effet, selon les intervenants, les recruteurs à l’avenir vont probablement être tentés d’aller voir sur les réseau sociaux comme Facebook pour en savoir plus sur la vie privée des candidats à l’embauche. Des images de beuverie entre amis peuvent nuire à l’image d’un candidat alors que cela n’est pas censé influer sur le recrutement. D’un autre coté comme l’a souligné Eric Delcroix, ces images peuvent aussi monter que le candidat a une vie sociale. Cette remarque restant évidemment hypothétique.

Représentation sur le Web
Tout le monde ou presque a déjà tapé son nom dans Google ou celui d’un des ses amis. Dès que l’on participe à des réseaux sociaux ou autres blogs, on est irrémédiablement enregistrés sur le Web avec pas ou peu de possibilités d’annuler cet état de fait. Les intervenants ont aussi insisté sur la nécessité d’entretenir sa visibilité sur le Web notamment lorsqu’on tient un blog pour communiquer.

Les risques des réseaux sociaux
Ont été évoqués les risques d’usurpation d’identité. Ces actes malveillants sont difficiles à démasquer et les victimes peuvent mettre du temps avant de constater l’usurpation. L’homonymie peut être aussi un souci. Eric Delcroix nous a cité son cas en exemple. En effet, l’avocat du Front National s’appelle également … Eric Delcroix. Certains préconisent donc d’être inscrit sur le maximum de réseau sociaux, quitte à ne pas forcément y être assidus, afin d’être déjà inscrit et d’occuper la place.

  1. Merci pour ce super debrief !
    Bonne continuation

  1. 14 janvier 2009