e-Learning de l’anglais en France

En tant que professeur d’anglais irlandaise dans une grande école française, j’ai découvert quelques avantages et inconvénients du e-Learning.

Depuis dix ou quinze ans, les entreprises françaises et les écoles parlent toutes du e-Learning pour l’anglais. Les directeurs envisagent une baisse des coûts de formation et des salariées tous bilingues. Voici la situation à travers trois exemples:

The Wall Street Institute (ISO 9001) est partout en France, on voit leurs publicités dans les rues et sur le net. Il propose des cours physiques mais aussi des formations e-Learning avec une garantie de résultat, il est fier d’annoncer un taux de 97% de réussite.

The Wall Street Institute parle de « la flexibilité avant tout » l’idée que l’on peut travailler son anglais 24h / 24 et 7j / 7 et que les apprenants progressent à leur rythme. Il rappelle aux employeurs et aux salariés qu’une formation avec eux est compatible avec le DIF (droit individuel de la formation), chaque salarié ayant droit à 20h par an de formation continue.

Pour attirer le maximum de clients ils proposent un bilan d’anglais gratuit avant de commencer leur formation e-Learning.

Tell Me More est un autre centre de formation spécialisé dans le e-Learning qui vise plutôt les universités. Il offre des cours en ligne très sophistiqués. Les regroupements virtuels se font par la technologie ilinc et ils ont un partenariat avec Euronews®. Ses tarifs élevés baissent en fonction du nombre d’apprenants. La possibilité de choisir son cours e-Learning avec ou sans tutorat permet également d’avoir un prix plus intéressant.

Ici je ne cite que deux des acteurs principaux du e-Learning en France, il y en a beaucoup d’autres, mais une chose sur laquelle les professeurs d’anglais sont tous d’accord : le e-Learning seul ne suffit pas pour apprendre l’anglais ou une autre langue.

Aujourd’hui on parle du blended learning (l’apprentissage mixte) où un apprenant travaille de son coté par le biais de l’internet mais a aussi régulièrement des cours physiques. Ceci permet de voir les questions difficilement traitées à distance et aussi de travailler l’oral.

Pour ceux qui n’ont pas les moyens et qui ne sont pas étudiants, il existe des autres possibilités de travailler en ligne son anglais. Les documents pédagogiques proposés par le BBC World Service sont d’un bon niveau et accessibles à toute personne. Ceci est gratuit mais ne compte pas comme du « vrai » e-Learning, il n’y pas de suivi, pas de retour, pas d’évaluation.

Selon le Journal du Net (JDN), le e-Learning est en plein croissance en France. Le problème est que beaucoup d’entreprises et écoles n’investissent pas assez de ressources dans ce nouveau moyen d’apprentissage. Il faut des tuteurs, des administrateurs, éventuellement des créateurs de contenus.

Espérons que cette nouvelle technologie permettra aux Français d’avoir un meilleur niveau dans la langue de Shakespeare.

Susan O’Byrne

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