
Méthode Toussaint-Langenscheidt
La première occurrence d’Enseignement à Distance (EAD) a lieu à Londres, en 1840. Suite à l’invention du timbre poste, Sir Isaac Pitman va développer un cours par correspondance, destiné à enseigner la sténographie. La méthode est institutionnalisée à Berlin, en 1856, avec la création de l’Institut Toussaint et Langenescheidt, spécialisé dans l’enseignement des langues.
En France, c’est à partir de 1939 que l’enseignement à distance va se développer. La nécessité d’organiser l’enseignement en zone libre aboutit à la création d’un service de formation à distance, le CNED : on parle déjà de télé-enseignement. A partir de1949, toute une série d’organismes d’enseignement à distance, tels que l’Association Nationale Interprofessionnelle pour la Formation Rationnelle de la Main-d’œuvre (le futur AFPA), voient le jour.
On assiste également, dès 1937, à la création de plusieurs initiatives de formation via un support radiophonique, dont la pionnière sera Radio-Sorbonne, suivie d’autres universités de Paris et de Province au cours des années 60. De même, c’est au cours de cette période que vont se développer les télévisions éducatives, comme Télé-CNAM en 1963.
Toutefois, l’EAD prend un nouvel essor, notamment avec l’exemple de l’Open University britannique, en associant l’utilisation de nouveaux médias comme les cassettes audio et vidéo au support papier. A la fin des années 80, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent de rendre les supports multimédia plus interactifs, mais aussi de créer une vraie communication entre le tuteur et l’apprenant en gommant la distance. Ainsi, on assiste à l’apparition de nouvelles notions comme le e-learning (apprentissage en ligne), concordant avec la démocratisation de l’utilisation d’internet.
Actuellement, avec le développement du web 2.0, de nouveaux outils viennent compléter les méthodes de e-learning (wikis, podcasts, fils RSS…), et on assiste ainsi à la création d’un nouveau concept, la FOAD et l’Education 2.0, permettant un apprentissage plus collaboratif et non plus magistral.
Caroline Dumont